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A MEDITER ...

                              

   

 

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                                              TU ES DOUE 

 

Ne sais-tu pas que tu es doué.

Alors, pourquoi râler et faire des complexes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

 

Apprends-moi à sourire

 

Quelqu’un m’a dit un jour : « donne chaque jour ton sourire,

c’est ton merveilleux cadeau d’Amour,

 il ne dure qu’un instant                                                       

 mais il fait chanter le cœur ».

Seigneur, apprends-moi à sourire comme mon frère chiffonnier …     

 Quelle est la source de sa joie ?  Pourquoi ce regard lumineux

chez cet homme immergé dans l’ordure ?

Faut-il être pauvre Seigneur pour savoir sourire ?

Seigneur, apprends-moi à sourire comme l’enfant chiffonnier …

Il chante en dansant sur son tas d’ordures,

il offre à tous ceux qui passent son beau sourire d’enfant.

Pourquoi ce sourire lumineux chez cet enfant immergé dans l’ordure ?

Faut-il être pauvre, petit Seigneur, pour savoir sourire ?

Mais il est des heures, Seigneur, où mon cœur lourd, blessé, m’oppresse …

Je ne sais plus sourire. Alors, que puis-je faire Seigneur ?

Sinon écouter la Parole de ton Fils : Venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau

et je vous soulagerai »

Quelqu’un m’a dit un jour : « Donne chaque jour ton sourire. C’est ton merveilleux

cadeau d’Amour »

Sœur Emmanuelle

 

 

 

                                          Quand j’atteindrai l’autre rive

 

 

                        Quand j’atteindrai l’autre rive,

                        Aurai-je été assez pauvre de cœur pour avoir eu besoin de toi ?                       

                        Aurai-je laissé mes vaines richesses pour m’ouvrir à ta parole ?

 

                        Quand j’atteindrai l’autre rive,

                        Aurai-je été assez doux et miséricordieux pour pardonner,

                        Pour ne pas me venger de celui qui m’a blessé,

                        Pour ne pas juger trop vite celui qui n’est pas comme moi ?

 

                        Quand j’atteindrai l’autre rive,

                        Aurai-je assez pleuré sur le sort d’une partie de l’humanité ?

                        Aurai-je été assez persécuté pour la justice ?

                        Aurai-je assez tenté d’ajuster notre monde à ce que Tu attends de lui ?

                        Aurai-je été insulté pour Te défendre ?

                       

                        Quand j’atteindrai l’autre rive,

                        Aurai-je gardé un cœur pur, droit, sans hypocrisie,

                        Qui observe ta loi d’amour et qui ne cherche pas à se sauver sur le dos des autres ?

 

                        Quand j’attendrai l’autre rive,

                        Aurai-je été un instrument de paix,

                        Pas un artisan de la paix,

                        Pas seulement quelqu’un qui condamne la guerre,

                        Mais qui construit la paix autour de soi,

                        Dans la famille, le boulot, le quartier, le pays ?

 

                        Ferai-je partie du cortège des saints ?

                        Aurai-je part à ton royaume ?

                        La question est ouverte.

                        D’autre part, je ne me sens pas encore saint,

                        Pas encore prêt,

                        Trop loin encore de ce programme que Tu m’as fixé,

                        Mais d’autre part je connais ta bonté,

                        Je sais que Tu nous veux tous avec toi

                        Et je Te prie.

 

                        La vie devant moi est encore longue,

                        Ou courte, je ne sais pas,

                        Mais tu peux me donner ton aide

                        Pour être un peu plus pauvre, doux, pacifique, pur, miséricordieux ?

                        Bref, j’ai besoin de Toi,

                        Ajuste-moi à tes vues.

                        Soutiens mes efforts.

                        Si Tu entres dans ma vie dès aujourd’hui,

                        Je sais que mes chances seront plus grandes

                        D’habiter un jour avec Toi.

 

                                                 (Prière de Toussaint sur le texte des Béatitudes (Mat 5, 1-12))

                                                                                                             11 novembre 2009

                                        

                                                                           LA VIERGE A MIDI

 

Il est midi.

Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.

Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.

Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela

que je suis votre fils et que vous êtes-là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.

 

 

Midi !

Etre avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,

laisser le cœur chanter dans son propre langage. (…)

Parce que vous êtes belle,

parce que vous êtes immaculée,

la Femme dans la grâce enfin restituée,

la créature dans son honneur premier

et dans son épanouissement final,

telle qu’elle est sortie de Dieu

au matin de sa splendeur originale. (…)

 

 

Parce que vous êtes la femme,

l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,

dont le regard trouve le cœur tout à coup

et fait jaillir les larmes accumulées. (…)

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes

en ce jour d’aujourd’hui,

parce que vous êtes toujours là pour toujours,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

 

                                                       Paul Claudel (1868-1955)

                                                                 septembre 2009

 

 

L'homme existe, je l'ai rencontré !

 

J'ai lu quelque part : "Dieu existe, je l'ai rencontré !"
Ça alors ! Ça m'étonne !
Que Dieu existe, la question ne se pose pas !
Mais que quelqu'un l'ai rencontré avant moi, voilà qui me surprend !
Parce que j'ai eu le privilège de rencontrer Dieu juste à un moment où je doutais de lui !
Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n'y avait plus personne.
Et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis entré...
Et, là, j'ai été ébloui... par une lumière intense... insoutenable !
C'était Dieu... Dieu en personne, Dieu qui priait !
Je me suis dit : "Qui prie-t-il ? Il ne se prie pas lui-même ? Pas lui ? Pas Dieu !"
Non ! Il priait l'homme ! Il me priait, moi ! Il doutait de moi comme j'avais douté de lui !
Il disait : - Ô homme ! si tu existes, un signe de toi !
J'ai dit : - Mon Dieu, je suis là !
Il a dit : - Miracle ! Une humaine apparition !
Je lui ai dit : - Mais mon Dieu... comment pouvez-vous douter de l'existence de l'homme, puisque c'est vous qui l'avez créé ?
Il m'a dit : - Oui... mais il y a si longtemps que je n'en ai pas vu un dans mon église... que je me demandais si ce n'était pas une vue de l'esprit !
Je lui ai dit : - Vous voilà rassuré, mon Dieu !
Il m'a dit : - Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut : "L'homme existe, je l'ai rencontré !"  

Raymond Devos, "Matière à rire", L'intégrale, Editions Olivier Orban, Paris, 1991

 

                                                        22 juin 2009

 

 

CHRIST  TU  ES …….

 

 

 

Loué sois-tu

toi le Dieu

qui, comme le dit Paul,

subvient magnifiquement à tous nos besoins

selon sa richesse dans le Christ Jésus.

 

Christ, tu es le souffle invisible

de la fête visible,

le verbe secret

sans cesse entrain de naître.

A toi la gloire.

 

Christ tu es l’avent libre,

un chemin qui respire,

qui ouvre la traversée,

qui traverse la nuit et la mort.

 

Christ tu es l’enfant qui danse

en terre nouvelle

amour du désert

qui brûle.

 

Christ tu es le levain du monde,

terre promise de tout chant,

pays de lumière,

pain d’éternité.

 

Gloire à Dieu,

dans l’esprit,

pour son Fils.

                                                                                            Texte de J.P.           

                                                                                                                       27 décembre 2008

                     

« Ce qui est intéressant dans la chandelle, ce n’est pas la cire, ni la mèche, c’est la flamme.

Que la chandelle soit neuve, ou qu’elle arrive sur sa fin, la flamme est la même, elle produit

autant de chaleur, autant de lumière. »

                             Pierre Guillet,   l’aventure de l’âge.

 

                                                 

 

                                                          

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