OPÉRATION BOL DE RIZ 2008
Vendredi Saint le 21 mars 2008, l’équipe locale du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement avait organisé sa désormais traditionnelle opération bol de riz, simultanément sur les paroisses d’Illzach et de Sausheim.
Sausheim
70 personnes se sont réunies pour participer à ce repas symbolique avec une nouvelle fois une forte représentation de jeunes de Sausheim et d'Illzach , profession de foi, servants de messe, et groupe de jeunes en cheminement.
La somme de 1400,11 € a été collectée qui permettra de participer au financement des nombreux projets soutenus par le CCFD.
A noter, les 144 € remis par ²l’action des jeunes² qui a organisé durant la période de carême des ventes de pâtisseries, et la somme de 423,05 € versée par le groupe d’adultes, qui confectionnent, et décorent depuis plusieurs années des rameaux dont la vente se fait au profit d’une association caritative.
Pour soutenir ces deux actions le conseil de fabrique a également contribué, en arrondissant respectivement les sommes à 215€ et 650 €.
L’animation fut une nouvelle fois assurée par le
groupe de jeunes encadré par Antoinette Vacca,
sous forme de panneaux très documentés
confectionnés par leurs soins pour présenter le
projet
" La JOC
"au Nicaragua,
soutenu par le CCFD.
Un jeu a été également proposé à l’ensemble de l’assemblée sous forme de questions,réponses pour sensibiliser à notre manière de consommer. Sommes nous de simples consommateurs ou "consom’acteurs " ?
Un grand merci à ces jeunes mais également aux parents qui les soutiennent, au conseil de fabrique, à l’ACL pour la mise à disposition de ses locaux, et à tous ceux qui ont permis une nouvelle fois son bon déroulement.
Ilzach
35 personnes ont assisté au repas permettant de collecter la somme de
1151€
Le repas était suivi d’une projection de photos concernant les projets
soutenus par le CCFD au Nicaragua.
Remerciements aux participants, et à ceux qui ont permis son organisation, et tout particulièrement à l’association St Jean Baptiste pour la mise à disposition de ses locaux.
Carmen WAGNER

Le CCFD en action
Dans le cadre de la campagne de carême 2008 du CCFD l'équipe locale d'Illzach a accueilli le 13 mars à la maison paroissiale la rencontre entre les militants CCFD du Haut Rhin et une de nos partenaires, Veronica Torres de l'association Cantera du Nicaragua.
Nous vous donnons les explications de Veronica sur la fondation « CANTERA » avec un exemple concret du travail réalisé dans la commune de Mateara
- Rencontre avec Véronica du Nicaragua
– Illzach – 13.3.08
. Cantera "pierre angulaire"
Fondation : A la fin de la dictature Somoza, des révolutions sociales sont apparues. Les communautés chrétiennes, avec beaucoup de ferveur, ont beaucoup travaillé à ces changements, surtout dans l'agriculture.
C'est dans ce cadre qu'en 1988 a été fondée "Cantera", ce qui signifie "pierre angulaire" pour la construction d'un homme ou d'une femme nouveaux.
Objectif : La mission et l'objectif principal de Cantera est l'individu : que les personnes puissent développer leurs capacités personnelles, participer aux conditions et à la qualité de la vie. On doit changer en premier pour changer les structures.
32 salariés et 400 volontaires, dans plusieurs municipalités : Managua, Rivas… A Managua, il y a deux grands quartiers où il est très difficile de travailler. Il y a aussi 2 municipalités semi-rurales et 18 rurales. Dans chaque communauté, il y a 40 à 50 familles, mais dispersées au sein de la communauté.
Dans une ville de 5000 habitants, il y a un établissement avec activités socioculturelles (danse, dessin, guitare, relations entre organismes municipaux et gouvernement)
Dans le cadre du 20ème anniversaire de Cantera, des manifestations sont organisées pour les salariés et tous les volontaires hommes et femmes, dans tout le territoire
. Un exemple : la municipalité Mateare
: revenir aux valeurs ancestrales : culture, organisation, production.
Moyens : Il y a beaucoup d'analphabétisme, alors on passe par le dessin pour leur permettre de s'exprimer et prendre en compte les problèmes de la population. C'est comme ça qu'on s'est rendu compte que si on ne fait rien, la situation empirera et qu'il faut instituer des changements.
Problèmes à régler : Les problèmes soulevés sont : l'entretien des routes, l'habitat, les enfants, l'eau, le reboisement, le travail dans les mines de charbon ou l'industrie du bois.
Il fallait agir, évoluer, assurer un avenir pour nous et nos enfants. On a décidé de ne pas attendre d'aide de l'extérieur, mais de développer nos capacités pour s'en sortir seuls, et pas chacun de son côté, mais s'unir,
Place des femmes : traditionnellement, la collectivité ne dépend que des hommes. Alors on a incité les femmes à participer aux activités. On a travaillé avec elles sur l'estime de soi, la confiance, la communication.
Avec les hommes, on a abordé l'organisation, le leadership, la reconnaissance des femmes et de leur point de vue.
Ateliers : sur la conservation du sol et le développement de technologies adaptées,
Semences : on perd progressivement les semences locales, beaucoup étant importées. Alors on a créé des banques de semences : on a remis des semences aux familles et, après la récolte, elles en rapportent une partie à la banque.
Compost avec des vers de terre
Diversification de la production : pas seulement du maïs et des haricots, mais aussi des arbres fruitiers, des légumes, des bananes résistant à un sol sec, l'association des différentes cultures, reforestation, non seulement pour la forêt, mais avec des arbres à fleur, à fruit ou pour nourrir le bétail. Pour ça, on a développé 100 000 plantations en 3 ans. Différents organismes ont pris part au projet : des mairies, des jeunes, des militaires.
Pour développer les exploitations agricoles, on a semé des arbres et conservé des espaces verts à côté pour permettre à la forêt de se régénérer.
Apiculture : au départ, les formations étaient seulement pour les hommes, car c'était difficile pour les femmes de quitter leur domicile 3 semaines. Mais les femmes se sont prises en main et ont laissé les tâches domestiques et la garde des enfants aux hommes. Et ça a marché ! A Mateare et Belin, il y a une coopérative de 30 femmes pour l'apiculture, qui entraîne de bons revenus.
Récupération de l'eau de pluie : le climat est sec. Il y a des pompes hydrauliques pour pomper les eaux du sol quand les nappes phréatiques sont proches de la surface
Petit élevage : constitution de poulaillers, en revenant à la race d'origine du Nicaragua. On donne 5 poules et 1 coq à une famille. En retour, elle doit donner 5 poules et 1 coq à une autre famille pour étendre le système. IL y a aussi de l'élevage porcin, mais ça ne marche pas partout par manque d'eau.
Habitations : construction de nouvelles habitations avec plusieurs pièces pour séparer les adultes et les enfants. On invite les familles à participer à 30% du financement, ce qui permet d'étendre le système à d'autres familles.
Sanitaire : plantes médicinales, campagne pour se laver les mains, aller aux toilettes, gérer l'eau
Autres activités :
- groupe écologique de reboisement, apprentissage au développement, méthodologie, transmission des savoir faire, - foires dans les municipalités, où les paysans apportent leur production
- étude des différences entre hommes et femmes, enseignement pas sexiste (que les jeunes filles puissent aller à l'école comme les garçons alors qu'elles ont encore souvent la charge des tâches ménagères),
- journée internationale des enfants,
- échange d'expériences avec les jeunes qui ont souvent l'impression d'être rejetés, seuls, alors on organise des rencontres de jeunes, hommes et femmes.
- spiritualité
Tout ce travail est pour que la participation intègre les femmes (enfants, ado, adultes) pour opérer un changement de société.
Mot d'ordre : "la participation est notre droit" et " Quand on participe, notre voix est mieux entendue".
Dans le cadre de la journée internationale de la femme, une campagne d'opinion vidéo montre toutes les activités des femmes (production, politiques urbaines et rurale) "
Résumé réalisé par l’équipe de Bollwiller
Reportage complet sur la conférence : cliquer sur « A VOIR
